Aller au contenu

Voiture électrique et hybride · Décryptage

Full hybride : comment fonctionne ce système sans prise

Un full hybride associe deux moteurs sans prise de recharge. Comment sa batterie se recharge-t-elle, et en quoi diffère-t-il de l’hybride rechargeable ?

Portrait de Gaëtan Rochefort, cheveux châtains courts, barbe courte, veste bleu marine, près d’une fenêtre

Par Gaëtan Rochefort, rédacteur mis à jour le

Vue rapprochée d’un tableau de bord de voiture en conduite urbaine
Nature
Décryptage
Lecture
4 min
Mise à jour
Au fil de cette page

Pour aller droit au but

Un full hybride est un véhicule à deux moteurs, thermique et électrique, dont la batterie n’est jamais branchée au secteur. Il n’est ravitaillé qu’en carburant. La batterie se recharge au freinage, en descente ou par le moteur thermique en alternateur. Selon les phases de roulage, la chaîne électrique peut assurer seule la propulsion.

Définition du full hybride selon l’ADEME

Un full hybride est un véhicule hybride non rechargeable. Il possède deux moteurs, un thermique et un électrique, couplés à une batterie spécifique. Selon l’ADEME, il n’est ravitaillé que par le carburant du moteur thermique : l’énergie électrique est gérée intégralement par le système, sans recharge externe.

Le terme full hybride désigne les véhicules dont la chaîne électrique peut assurer seule la propulsion selon les phases de roulage. Le système gère la répartition seul, sans réglage de la part du conducteur.

Le fonctionnement de la chaîne électrique selon les phases de roulage

Le système répartit en permanence les sollicitations entre le moteur thermique et la chaîne électrique. Selon les phases de roulage, la chaîne électrique peut assurer seule la propulsion du véhicule. Elle peut aussi accompagner la fourniture de puissance du moteur thermique, en assistance.

Dans une troisième phase, le moteur électrique fonctionne en alternateur : il prélève alors de l’énergie à la roue lorsque c’est pertinent, ce qui recharge la batterie au freinage ou lors de descentes. Cette gestion permet au moteur thermique de travailler dans ses zones de rendement le plus élevé.

Une part de l’énergie, qui se perd en chaleur dans les freins d’un véhicule thermique classique, est en partie récupérée. Ce mécanisme améliore le rendement énergétique global du véhicule.

Batterie rechargée en roulant

Le full hybride ne possède pas de prise de recharge. Ce point distingue nettement le full hybride des autres véhicules hybrides. La batterie se recharge au freinage, en descente et en alternateur grâce au moteur thermique. Le conducteur n’a aucun branchement à effectuer, ni à domicile ni sur la voie publique. Il n’a donc jamais à chercher une borne pour sa batterie.

À lire aussi : hybride rechargeable ou non.

Hybride rechargeable : la différence de recharge

L’ADEME décrit l’hybride rechargeable comme un full hybride dont la batterie est rechargeable sur secteur, ce qui permet un fonctionnement électrique pur sur plusieurs dizaines de kilomètres. Sa chaîne de traction électrique est dimensionnée pour cela, et le véhicule roule alors sans émettre de gaz d’échappement.

Le full hybride, lui, n’a pas ce mode de recharge externe : sa chaîne électrique assiste le thermique et récupère l’énergie, sans plus. La recharge d’un véhicule rechargeable repose sur une installation électrique dédiée. Elle ne concerne pas le full hybride.

À lire aussi : prise renforcée pour véhicule électrique.

Le full hybride parmi les autres motorisations

L’étude du ministère de la Transition écologique de juillet 2017 compare quatre technologies : thermique essence et diesel, hybride, hybride rechargeable et tout électrique. L’hybride y est décrit comme un véhicule à double motorisation thermique et électrique, dont la récupération de l’énergie au freinage limite la consommation de carburant. L’hybride rechargeable y est décrit avec une batterie de 8 kWh et une autonomie électrique d’environ 40 km, pour un usage urbain et mixte : une partie des trajets se fait en mode électrique, l’autre en mode thermique.

Consommation et émissions

Selon l’ADEME, un hybride non rechargeable consomme moins qu’un thermique équivalent, ce qui permet une autonomie importante. Cette économie vient surtout de la récupération d’énergie au freinage et de la gestion du moteur thermique. Il émet tout de même du CO2 et des polluants, comme tout véhicule thermique, puisqu’il a besoin de son moteur pour fonctionner.

L’étude du ministère de la Transition écologique de juillet 2017 décrit le véhicule hybride comme un véhicule à double motorisation, utilisant une technologie de récupération de l’énergie au freinage qui limite la consommation de carburant.

Coût de recharge et motorisation

Le full hybride n’entre pas dans le calcul du coût de recharge d’un véhicule électrique, puisqu’il ne se branche jamais sur le secteur. Son énergie provient uniquement du carburant et des phases de récupération. Le choix entre les deux familles dépend donc de la présence d’une prise, non du coût de l’électricité. Sur un sujet voisin : coût de recharge d’une voiture électrique.

Questions de la route

Un full hybride se recharge-t-il sur secteur ?
Non. Selon l’ADEME, l’hybride non rechargeable n’est ravitaillé que par le carburant du moteur thermique. Sa batterie se recharge au freinage, en descente ou par fonctionnement en alternateur.
Quelle différence entre full hybride et hybride rechargeable ?
L’hybride rechargeable a une batterie rechargeable sur secteur et permet un fonctionnement électrique pur, selon l’ADEME. Le full hybride n’a pas de prise de recharge.
Un full hybride pollue-t-il ?
Oui. Selon l’ADEME, il émet du CO2 et des polluants comme tous les véhicules thermiques, car il a besoin de son moteur thermique pour fonctionner.

Les textes consultés

  1. ADEME, Car Labelling, glossaire des véhicules
  2. Ministère de la Transition écologique, Analyse coûts bénéfices des véhicules électriques (juillet 2017)